Philip Kapleau - Les trois piliers du zen

Ce livre offre l'avantage de donner un éclairage un peu différent du zen de celui de Deshimaru et de Kodo Sawaki car il parle davantage du zen Rinzaï et plus précisément du kensho. Il considère le zen soto et zen Rinzaï non pas comme rivaux mais comme complémentaires. 

Les causeries introductives de Yasutani-Roshi (l'un des maitres de Kapleau) sont d'une grande clarté.
"Il ne faut pas confondre zazen et méditation. Celle-ci implique la fixation de l'esprit sur une idée ou un objet. Dans certains types de méditation bouddhiste, le méditant imagine ou contemple ou analyse certaines formes élémentaires, chassant de son esprit tout ce qui n'est pas elles (...). Le caractère exceptionnel du zazen réside en ceci que l'esprit est libéré de tout ce qui est formes, pensées, visions, objets, imaginations... et amené à un état de vide absolu, à partir duquel seulement il pourra un jour percevoir sa véritable nature ou la nature de l'univers." 

On dit souvent que zazen ne consiste pas à faire le vide dans son esprit. C'est vrai au sens où il ne s'agit pas d'essayer de ne penser à rien, ce qui est impossible si on ne connait pas le chemin qui mène à ce vide. Et quand on connait le chemin, il ne s'agit pas non plus de s'y maintenir mais de voir ses pensées pour ce qu'elles sont.

"Il en va de même pour le zazen qui recourt au Koan: celui qui s'efforce de pénétrer le sens de son koan et de s'identifier à lui ne médite pas au sens technique du terme. Le zazen n'est ni une rêverie paresseuse ni inaction passive, mais c'est un combat intérieur intense dont le but est d'acquérir le contrôle de l'esprit et de l'utiliser ensuite tel un missile silencieux, pour franchir la barrière des cinq sens et du sixième sens qu'est l'intelligence discursive".
On voit bien ici qu'on s'écarte doucement de ce que disent Deshimaru et ses disciples dans la mesure où ils disent ne pas rechercher l'illumination ni même à tirer profit de la pratique pour eux-même. 

"... le zazen crée un nouvel équilibre du corps et de l'esprit. Cela étant acquis, les émotions "répondent" avec une sensibilité et une pureté accrues et la volition s'exerce avec plus de force et de lucidité'(...)" Sécheresse, rigidité égocentrisme cèdent la place à la chaleur, à la souplesse et à la compassion, cependant que la complaisance envers soi-même et la peur sont transmuées en maîtrise de soi et courage"
 L'illumination, appelé Kensho est la prise de conscience de notre nature profonde. 

"A la différence des concepts moraux et philosophiques qui sont susceptibles de variations, cette conscience authentique est définitive. Pour la première fois nous pouvons vivre dans la paix et la dignité intérieures, libérés du doute et de l’inquiétude, en harmonie avec notre environnement."
Les makyo sont les phénomènes troublants ou "diaboliques" susceptibles d'apparaître pendant le zazen. 

"Ils ne sont pas intrinsèquement néfastes, mais ils peuvent devenir un obstacle sérieux au zazen si l'on ignore leur vraie nature et si on se laisse prendre à leur piège"(...)" Celui qui est prisonnier de ce dont il a pris conscience par le satori demeure encore attaché au monde du makyo" "Le bouddha Cakyamuni lui-même, juste avant son illumination, eut affaire à d'innombrables makyo, qu'il qualifia de démons encombrants"
Les cinq variétés du zen
 "Le zen bompu ou zen ordinaire sans contenu philosophique ou religieux (...) est un zen pratiqué à seule fin d'améliorer la santé physique et mentale. "
 On retrouve ici l’équivalent de la pleine conscience.  "on y apprend la concentration et le contrôle de l'esprit"  mais il "est incapable de résoudre le problème de l'homme et de son rapport avec l'univers"

"Le zen gedo, ou zen extérieur implique d'autres enseignements que celui du bouddhisme comme le yoga hindou, le quiétisme confucéen, les pratiques contemplatives chrétiennes. Celui-ci est souvent pratiqué également pour cultiver divers pouvoirs ou dons supranormaux. Tous ces exploits sont rendus possibles par le Joriki, pouvoir particulier que donne la pratique acharnée de la concentration spirituelle"
Où l'on voit que l'on peut faire du zen un usage non bouddhiste. 

"Le zen shojo qui signifie "petit véhicule" qui vous portera d'un état d'esprit (l'erreur) à un autre l'illumination mais qui ne tend à la paix spirituelle que de celui qui s'y adonne. (...)C'est un moyen pour éviter de renaître. Il a pour objectif la suppression de toute pensée, de telle façon que l'esprit se vide complètement et atteigne un état appelé mushinjo (...) voir même indéfiniment auquel cas la mort s'ensuit naturellement sans souffrance et sans renaissance"
Le nirvana quoi!
"Le zen daijo c'est le zen du grand véhicule a pour objectif le kensho-godo c'est à dire la faculté de voir en notre nature essentielle et d'appliquer la Voie à notre vie quotidienne."(...) "On peut donc dire qu'un zen ignorant, niant ou minimisant le satori n'est pas le véritable zen bouddhiste daijo"
Il s'agit ici de réaliser notre vraie nature et aider les autres à réaliser la leur mais plus est grande l'illumination plus grand est le besoin de la pratique de zazen

"Le zen saijojo est le véhicule suprême. Il n'implique aucune aspiration au satori... Nous l'appelons shikan-taza. Dans cette pratique suprême les moyens et la fin se confondent. C'est le zazen que recommandait Dogen."

Le zen Rinzaï met l'accent sur le zen daijo et le zen soto sur le zen saijojo mais pour Yasutani-Roshi croire que nous sommes de manière innée des bouddhas et que le satori n'est pas nécessaire ramène le shikan-taza aux dimensions du zen bompu. La subtilité du zen saijojo tient au fait non pas au fait de croire que le satori n'est pas nécéssaire ni même qu'il adviendra nécessairement mais la ferme conviction que le zazen est la réalisation de la vraie nature permet de prendre conscience de celle-ci sans s'y efforcer consciemment.

Les trois objectifs du zazen sont: 
1° le developpement du pouvoir de concentration (joriki)
2° l'éveil du satori (kensho-godo)
3° la concrétisation de la Voie Suprême dans notre vie quotidienne.

Un passage qui m'a fait rire:
"Si votre shikan-taza est authentique, au bout d'une demi-heure vous serez couverts de transpiration, même en hiver dans une pièce non chauffée, à cause de la chaleur engendrée par cette intense concentration"
Lors de ma première seishin j'ai demandé au maître si c'était normal que je transpire autant et il m'a répondu qu'en zazen il pouvait se passer toute sorte de chose comme avoir le nez qui coule... comme si la chaleur n'avait rien de spécifique à zazen. Je lui en ai reparlé récemment et il m'a dit que lui aussi ressentait cette chaleur et m'a conseillé de chercher à l'intensifier.  A la seishin d'automne il faisait un peu froid dans le grand dojo de la Gendro et j'ai trouvé rigolo de pouvoir faire zazen en T-shirt... J'étais d'ailleurs le seul à ne pas porter de kimono il me semble. Par contre je n'arrive pas à générer cette même chaleur en kinhin même si je commence à être capable de la générer un peu en dehors de zazen. Il suffit de se concentrer comme en zazen et de sentir son corps et l’énergie qui le traverse. Évidemment si j'avais lu de tels propos avant d'en faire moi-même l'expérience je n'y aurais pas cru. L'idée même qu'une énergie venue d'on ne sait où puisse parcourir mon corps me semblait franchement farfelue.  Quand on ressent cette énergie, l'idée semble déjà beaucoup moins farfelue. En même temps je suis loin du Kensho.

Sur la 4éme de couverture on peut lire :"Les Trois Piliers est encore, à mon avis, le meilleur livre en anglais écrit sur le bouddhisme zen" Selon Huston Smith, un spécialiste des religions comparés. Il ne faut pas exagérer non plus. Certes le livre est enthousiasmant. Il donne une idée assez juste de la pratique mais les témoignages (f)relatés restent des témoignages. Mieux vaut pratiquer soi-même que de lire des témoignages. Les récits d'illumination donne envie de lire Après l'extase, la lessive de Jack Kornfield que je n'ai pas encore lu.Je sais que l'on trouve dans ce livre l'idée que l'illumination n'est pas une fin.  Ce n'est pas non plus ce que prétendent ces récits. Le kensho marque plutôt le début de la pratique authentique (qui inclut la lessive et le repassage)

Ces témoignages qui occupent le plus de pages sont intéressant mais pas autant que les quelques pages introductives dont j'ai parlé plus haut ainsi que le Semon de Bassui avec ses lettres (p213 à 257).

Le sermon commence ainsi :
"Si vous voulez vous libérer des souffrances de la naissance et de la mort successives, vous devez apprendre à connaître la voie directe qui permet de devenir un bouddha. Cette voie consiste à connaître votre propre Esprit." Vous pouvez lire la suite ici

Dans ses lettres on trouve ce genre de propos :

" A ce moment-là vous devez vous interroger de plus en plus sans provoquer aucune pensée : " Mon Esprit n'a aucune forme au sens où nous l'entendons, alors Qui est Celui qui entend le bruit de milliers de choses? " Si vous pouvez avancer jusqu'au bout, le vide sera brisé et votre Visage originel avant d'être né de vos parents apparaîtra. Ce sera semblable à un homme profondément endormi qui se réveille soudain et ses milliers de rêves se brisent en conséquence sur le moment. Parvenu à ce point rencontrez vite un bon clerc pour recevoir sa critique. Si vous ne parvenez pas à l'Éveil en cette vie, même au moment de la mort soyez uniquement sur le chemin de la réflexion comme un feu qui s'éteint, sans y mêler d'autre vigilance. Ainsi vous pourrez parvenir à l'Éveil dès la naissance à une vie prochaine. (...). Si vous parvenez à l'Éveil de vous-même en faisant attention profondément à Celui qui entend ces sens, toutes ces paroles seront inutiles. Cordialement Vôtre. "le début de la lettre se trouve ici
 L'acuité du propos est vraiment extraordinaire.

A la fin du livre on trouve une traduction d'Uji de Dogen sans trop savoir ce qu'elle fait là d'autant plus que le texte n'est pas commenté. Ce passage est censé donner une idée de la manière de penser de Dogen. Pour ma part, Uji n'est pas le texte de Dogen que j'affectionne le plus.

Dans Uji Dogen dit seulement qu'il ne faut pas considérer le temps uniquement comme quelque chose  qui passe et qui serait indépendant de nous, ni que dans le temps, les choses et les êtres seraient indépendantes les unes des autres en fonction de leur temps propre."Toute chose vivante représente la totalité : un brin d'herbe..." "demandez-vous s'il existe ou non des êtres ou des mondes qui ne soient pas inclus dans ce temps présent" Ce qui semble appartenir au passé appartient en fait au présent. Il n'y a pas de séparation. Que l'on considère le temps comme extérieur à nous lorsque nous sommes dans l'illusion,  ou comme identique à nous lorsque nous sommes éveillés le temps passe quand même. Seulement quand on pense que le temps passe, il est trop tard, la vie est passé comme un rêve. En revanche quand on s'identifie au temps, chaque seconde est précieuse car elle est riche de l'éternité si l'on définit l'éternité comme l'instant ou coïncide le passé le présent et le futur. Réduire le présent au seul instant est aussi absurde que d'imaginer que le passé ou le futur existerait indépendamment de ce seul instant présent. L'illusion c'est de croire que celui qui ne se baigne jamais dans le même fleuve est toujours le même alors qu'il change à chaque instant exactement comme le fleuve. Faire zazen permet de prendre conscience que nous sommes le fleuve et que nous sommes tellement dedans que personne ne s'y baigne. Le bébé est partie avec l'eau du bain ou plutôt nous sommes le bébé qui est partie avec l'eau du bain même si le bébé et l'eau ont maintenant plus de 40 ans et que le bébé finira par s'évaporer comme l'eau pour rejaillir un peu plus loin sous une autre forme après avoir plus ou moins tout oublié.

Le texte se conclut ainsi "Et du fait que vous et moi sommes du temps, la pratique de l'illumination en est aussi."

C'est l'occasion de comparer les traductions

Dans la traduction de Y. Orimo :
 "Si les choses ne s'entravent pas les unes les autres, c'est comme si les temps ne s'entravaient pas les uns les autres. C'est pourquoi il y a les cœurs de l'Éveil qui se déploient en même temps ; ce sont les temps qui se déploient dans le même Cœur de l'Éveil. Il en va de même pour la pratique et la réalisation de la Voie.
C'est en m'y plaçant moi-même que je les vois. Tel est le principe de la voie selon lequel le soi est le temps."
 Dans celle-ci :
"Aucun objet s'oppose à un autre. En conséquence qu'aucun temps ne s'opposent à un autre. En conséquence, l'orientation initiale de chaque esprit vers la vérité existe dans le même temps, et pour chaque esprit il y a, de même, un point de départ temporel dans son orientation vers la vérité. Il en va de même pour la pratique de l'illumination. L'homme s'identifie avec le monde, c'est à dire avec le temps"
 Vous pouvez comparer avec 7 autres traductions ici

Peut-être que si je préfère la traduction de Y. Orimo c'est aussi parce que je m'y suis habitué. En même temps je comprends mieux avec Y. Orimo que si je déploie dans le temps le cœur de l'éveil par ma pratique je ne fais alors qu'un avec tous les bouddhas.

Bon j'avoue, suis bluffé par le dernier témoignage de Mrs D. K. surtout quand on lit Dogen juste après et quand on s'intéresse à Mujo Seppo, la prédication sans parole:

 "Le monde physique est une infinité de mouvement de temps existentiel, mais c'est en même temps une infinité de silence et de vide. Chaque objet est transparent, chaque chose a son caractère intérieur propre, son propre karma, sa propre "vie dans le temps", mais en même temps il n'y a d'espace vide nulle part, de lieu où un objet ne se fonde pas en un autre" (...) "quand je regarde des visages, je vois un peu de la longue chaîne de leurs existences passées, et parfois un peu de leur avenir. Les existences passées s'éloignent derrière le visage apparent mais y laissent leur empreinte. Lorsque je suis seule, j'entends une "chanson" sourdre de chaque chose. Chaque chose a sa propre chanson, et les humeurs, les pensées, les sentiments ont la leur également. Pourtant, derrière cette variété infinie, tout cela se fond en une unité inexprimablement vaste."
A la lecture de ce dernier passage et si on la met en parallèle avec celle de Dogen

"chaque chose a sa propre "vie dans le temps", mais en même temps il n'y a pas de lieu où un objet ne se fonde pas en un autre" Mrs D. K.

"Si les choses ne s'entravent pas les unes les autres, c'est comme si les temps ne s'entravaient pas les uns les autres." Dogen

On comprend que ce que dit Dogen n'a rien de trivial mais en même temps une compréhension purement intellectuelle est délicate car dire que les choses ne s'entravent pas parait trivial mais dire qu'elles se fondent les unes dans les autres dépasse l'entendement. On ne peut qu'être d'accord avec Mrs D. K. lorsqu'elle dit "les mots sont maladroits et simplistes".

Personnellement je me situe dans cet entre-deux. J'ai entre-aperçu que ce que dit Dogen n'est pas trivial mais en même temps je n'ai pas une perception claire de ce que dit Mrs D. K.

Ce qui me semble clair en revanche c'est que je m'inscris en faux contre "la doctrine Sotoshu (qui) consiste à réaliser shikantaza (seulement assis) et sokushinzebutsu (l’esprit lui-même est Bouddha)" J'y vois une réduction abusive des propos de Dogen. (voir Shikantaza dans le Sôtô zen de M° Dõgen)

Je ne dis pas que c'est faux mais quand on lit attentivement Dogen, on voit clairement que sa pensée résiste à toute tentative de réduction.

Par exemple dans "Shizen-biku : Le moine ayant atteint le quatrième stade de méditation" (Tome 8) Dogen dit "La loi de l'Eveillé n'a jamais eu pour essentiel la vision de la nature de l'Eveillé".  La Sotoshu peut remballer son sokushin zebutsu (l’esprit lui-même est Bouddha). J'exagère un peu car pour Dogen comprendre ce qu'est le cœur qui déploie le cœur de l'éveil est l'un des points central du Shobogenzo mais on ne peut réduire le Shobogenzo à ce point. Dogen critique vertement le caractère égocentrique de sokushin zebutsu 即心是仏 l’esprit lui-même est Bouddha)

"Sachez-le, la Loi de l’Éveillé est à étudier justement en abandonnant la distinction entre moi et l’autre. Si l’obtention de la Voie ne consistait qu’à connaître le Soi en tant qu’Éveillé, jadis, l’Éveillé-Shâkyamuni ne se serait pas donné de la peine pour conduire les êtres vers la Voie." Dogen

De même on ne peut réduire la pratique à shikantaza si les deux aspects de shikantaza sont uniquement:

- L’emphase sur zazen et le rejet des autres pratiques
- Le rejet de zazen comme moyen pour arriver à une fin (unicité de la pratique et de la réalisation)

Ces deux aspects oublient dans la pratique, l’éthique qui consiste, pour Dogen, à faire passer autrui sur l'autre rive avant soi ce qui suppose apprentissage (au sens pratique d'aider les autres et d'être aidé par les autres) et étude (au sens intellectuel).

De plus il ne faut pas, à mon avis caricaturer ou exagérer l'idée que zazen n'est pas un moyen pour arriver à une fin. Certes il y a bien non dualité entre pratique et réalisation mais zazen est bien un moyen pour développer l'esprit d'éveil c'est à dire déployer le cœur de l'éveil afin d'aider tous les êtres à passer sur l'autre rive dans la joie et la bonne humeur. Évidemment, ce n'est pas une fin au sens où une fois que l'on aurait atteint l'autre rive, la pratique n'aurait plus aucun sens. Dans "Les trois piliers du zen" il est semble évident que ceux qui ont le kensho comprennent alors immédiatement la nécessité de la pratique quotidienne afin d'approfondir celui-ci.

Néanmoins je préfère le  zen saijojo (shikantaza) au  zen daijo (qui a pour objectif le kensho) car je reste persuadé qu'on a tout intérêt à ce que le kensho reste implicite ou inconscient de manière à ne pas chuter dans les enfers par orgueil comme c'est le cas du moine ayant atteint le quatrième stade de méditation.

De là à dire qu'il n'y a rien à chercher en zazen « rien à atteindre, rien à illuminer ». Je ne suis qu'à moitié d'accord. Je suis d'accord au sens où il faut se dépouiller de toute avidité même à l'égard de l'éveil mais en même temps plus ou moins inconsciemment il faut rechercher le trésor de l’œil et le transmettre.

15 commentaires:

  1. MAKYO LES BOULES A ZORRO !


    X

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est tout ce que ça t'inspire? Le bouddha aurait certainement dit qu'on a les trolls qu'on mérite. Heureusement que je suis aussi anonyme que zorro et toi.

      Supprimer
  2. quel zozo tu fais, chacun de mes mots est sacré, mon pseudo et ma signature X incarne la totalité , l'union des opposés, le Tao.
    Ton esprit est aussi petit que le mien est vaste...

    X

    RépondreSupprimer
  3. Aucun mot n'est sacré. La voie habite toute chose, rien n'est sacré. Toute chose vivante représente la totalité même un brin d'herbe, même mon esprit de crapaud qui englobe le tien petit insecte.

    J'ai assez parlé je crôa.

    RépondreSupprimer
  4. Tout est sacré et rien n'est sacré ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. non absolument rien n'est sacré.

      Dans les trois piliers du zen, il y a un américain qui dit à maître japonais:

      "-Les vieux maîtres du zen chinois brûlaient des statues du Bouddha ou crachaient sur elles. Pourquoi vous inclinez-vous ainsi devant-elles?
      Le roshi a répondu gravement mais sans colère:
      - Si vous voulez crachez, faites-le. Je préfère m'incliner.
      Nous n'avons fait ni l'un ni l'autre."

      Au moment de mourir je te déconseille quand même de blasphémer le bouddha, Allah, Dieu, Zeus ou le père noël car ce serait prendre des risques inutiles.

      Supprimer
  5. Dieu, le Bouddha et le Diable ne sont personne pour moi mec, je suis la conscience universelle, j'ai crée ces clowns.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parce que tu crois que Zeus ou le père noel sont quelque chose pour moi?

      Je te recommande un peu de prudence au moment de mourir. Même si c'est le diable qui te fait l'honneur de venir te chercher, sois bienveillant avec lui.

      Supprimer
  6. " Si tu sais qui tu es au moment de mourir tu ne craindras point mais si tu doutes un seul instant alors les légions de Satan t'emporeront pour te dévorer "

    Abraxas, le grand livre de la Vie et de la Mort, page 666

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui et bien sois bienveillant à l'égard des légions de Satan et a minima souhaite leur "bon appétit".

      Supprimer
  7. Ah c'est certain que Satan l'habite, lui.
    D'ailleurs, Satan, c'est toujours l'Autre, et jamais Soi.
    Remarque, dans le Zen, y'a pas de Soi, si je me rappelle bien les 3 piliers du zen, que j'ai lus y'a 38 ans, et je m'en suis jamais vraiment remis.
    Ce qui n'est pas une excuse.
    Mu !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ne dis pas de mal de mes trolls de compagnie s'il te plait, même si Mara des bois l'habite. Il est vrai qu'il ramène souvent sa fraise.

      Je ne pense pas que Satan soit toujours l'autre. Dans le bouddhisme nous parlons des trois poisons qui sont l'ignorance, la colère et l'avidité. Or ces trois poisons nous habitent même si nous cherchons à nous en débarrasser. Et puis dans les Trois piliers du zen, les makyos sont également les démons qui nous viennent nous visiter comme les (jolies) filles de Mara et qui n'existent pas en dehors de nous. Elles sont sympas les filles de mara, elles viennent souvent me visiter quand je fais zazen mais le fait de seulement s'assoir avec moi ne les amuse pas longtemps. Alors elles s'en vont comme elles sont venus.

      Je pensais aussi que dans le zen il n'y avait pas de "soi". Or c'est un mot souvent utilisé par Dogen dans un sens positif de "moi originel". Certes il n'a rien à voir avec le Soi des hindouistes car le soi dont parle Dogen n'est pas permanent et n'existe pas en dehors de nous.

      Sans le "soi" il n'y aurait pas de pratique, pas d'éveil mais en même temps il faut comprendre que le soi n'a pas de substance et qu'il n'y a pas de distinction entre moi et l'autre fut-il le diable ou (voyons les choses en grand) avec le monde.

      ça m'étonne que tu aies lu les 3 piliers du zen et que cela ne t'ait pas donné envie d'aller y voir de plus près comme je m'étonne moi-même de n'avoir pas rencontré le zen plus tôt. Peut-être que mes oreilles n'étaient pas prêtes à entendre comme les tiennes à l'époque où tu as lu ce livre.

      See you next life!

      Supprimer
  8. Si, si, ça m'a donné envie d'aller y voir de plus près, mais j'avais 15 ans, et d'autres envies. Les Maras des Bois, tout ça. J'y revenais dans mes périodes dépressives, où seul le Bouddhisme me réconciliait avec moi-même. Mais je croyais qu'il suffisait de lire des livres. Le Bouddhisme doit bien rigoler.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De toutes façons, tant que l'une des maras des bois ne te prend pas par la main pour t’emmener dans un dojo c'est difficile de franchir le pas tout seul comme un grand.

      Les livres c'est bien aussi. ça ouvre l'esprit. Je reviendrais prochainement sur "Shizen-biku : Le moine ayant atteint le quatrième stade de méditation"... Le mec, il arrive par la pratique au quatrième stade et au moment de mourir il chute comme une m... S'il avait lu Dogen, il n'aurait probablement pas chuté.

      Il n'en faut pas beaucoup pour faire rigoler le bouddhisme.

      Supprimer
    2. es 2 couillons de service sont la je vois ...
      J tu devrais plutôt aller me péparer un café sans sucre bien serré, la nuit va être longue car sans même le savoir Sb a choisit ses cartes, certains mots symbolisent des chiffres, j'avais pas besoin de son tirage officiel en fait...

      XX

      Supprimer